L'enfant à l'intérieur
Centre de retraite des Capucins
Par le Père Tom Zelinski, OFM Cap.
Dans la chanson saisonnière “laïque” “The Christmas Song”, il est dit : “Je propose donc une phrase simple, aux enfants de un à quatre-vingt-douze...” et il est poursuivi en nous souhaitant un joyeux Noël. Les “enfants de un à quatre-vingt-douze ans” comprennent à peu près tout le monde. Tous les enfants.
Il me semble que ce qui nous touche à Noël fait appel à des sentiments et à des souvenirs qui remontent à l'enfance, là où nous avons appris ce qu'était Noël pour la première fois. Pour les enfants, cela commence par les aspects extérieurs : Les arbres de Noël, les lumières, le Père Noël, les cadeaux, les biscuits, les bonbons. Mais si notre famille était un tant soit peu religieuse, la signification fondamentale de cette journée est rapidement intégrée à l'ensemble du tableau : la naissance du Christ.
Mon sentiment de Noël est en grande partie lié à la musique, à commencer par les chants de Noël classiques. Ma mère jouait du piano et je me souviens encore du livre de chants qu'elle utilisait au piano. J'imagine que je chantais en même temps qu'elle. Mais il y a quelque chose de nostalgique dans la musique de Noël, en particulier la musique religieuse, qui me touche et dont je ne me lasse pas. Je suis sûre que cette nostalgie fait appel à des souvenirs d'enfance, ainsi qu'à des expériences que j'ai vécues depuis.
Je suppose qu'en vieillissant, nous pouvons devenir un peu blasés et avoir tendance à mettre de côté “les choses d'un enfant”. Je vous mets en garde contre cela. Je suggère qu'au moment de Noël, lorsque nous ressentons un vague sentiment de nostalgie, de chaleur, une touche de joie, nous y soyons attentifs et y cédions. Ces pensées et ces sentiments peuvent nous amener à réfléchir davantage à la naissance du Christ dans l'humanité et nous inviter à exprimer les qualités chrétiennes que sont la bonté, la charité, la bonne volonté et une véritable attention aux autres.
Notre monde a grandement besoin de ces expressions à l'égard de tous nos frères et sœurs. Elles sont enfantines, mais aussi matures dans le meilleur sens du terme.