Par le Père Tom Zelinski, OFM Cap.
En réfléchissant aux passages de l'Évangile de ces deux dernières semaines et en pensant au dimanche des Rameaux et à la Semaine sainte, je vois que Jésus est présenté comme un personnage solitaire. Dans l'Évangile de Jean, Jésus est montré seul face à ses détracteurs. Si ses disciples sont présents, ils ne sont pas visibles.
Nous arrivons ensuite à l'histoire familière du dimanche des Rameaux et de la Semaine sainte. Une fois de plus, il semble être très seul. Il est avec ses disciples lors de la dernière Cène, mais ils semblent ensuite s'enfuir et se cacher. Pierre, lorsqu'on l'interroge, nie connaître Jésus.
De nombreuses pensées et images nous viennent à l'esprit lorsque nous suivons la liturgie de la Semaine sainte, en commençant par la lecture de la Passion le dimanche des Rameaux. Que suscite en chacun de nous ce récit familier ?
Ce qui me vient à l'esprit, c'est la solitude ressentie par toute personne qui souffre. En cas de tristesse, de dépression, de maladie grave ou d'accident sérieux, nous pouvons avoir le sentiment que personne d'autre ne peut vraiment comprendre ce que je vis. La première chose que nous pouvons nous rappeler est que, oui, il y a beaucoup de gens qui souffrent de choses similaires. Nous pouvons être avec eux en esprit. Une bonne partie de notre réponse à cet état est de tendre la main, d'une manière ou d'une autre, aux autres.
Et, en ce qui concerne notre vie de foi, nous pouvons réfléchir à cette figure solitaire du Christ qui a tant souffert et qui, d'une certaine manière, est avec nous. Il nous conduit à travers toutes nos expériences vers la résurrection et la vie nouvelle. La souffrance est difficile parce que nous nous sentons seuls et que nous ne maîtrisons pas la situation. Nous tendons la main à celui qui s'est “vidé”, qui est devenu une partie de nous et qui marche avec nous sur le chemin.