Attitude nationale
Centre de retraite des Capucins
Par le Père Tom Zelinski, OFM Cap.
Récemment, j'ai été frappé par le commentaire d'un homme à la radio. Il parlait de l'humeur du pays. Avec une certaine tristesse, et peut-être avec sarcasme, il a suggéré que beaucoup de gens dans ce pays ne sont pas attachés à la liberté, à l'égalité et à l'attention portée à leurs concitoyens, mais que l'attitude de beaucoup est “Personne ne peut me dire ce que je dois faire”. Il a suggéré que c'est ce que signifie pour certaines personnes être un citoyen américain : “Personne ne peut me dire ce que je dois faire !”
Bien sûr, il n'y a pas eu d'enquête scientifique pour déterminer combien de personnes pouvaient penser ainsi, et il s'agissait de l'opinion d'un seul homme. Mais à en juger par les comportements rapportés dans les médias, cet homme pourrait bien avoir raison. Et si c'est le cas pour un grand nombre d'entre nous, alors nous sommes dans le pétrin. Eh bien, nous avons eu des problèmes, surtout depuis mars, lorsque le monde a changé.
En tant que pays, nous avons grand besoin de réconciliation, de guérison et d'acceptation de l'autre. Nous avons besoin de nous respecter les uns les autres, même si nous reconnaissons nos différences. Nous devons dépasser notre tribalisme et notre loyauté envers les partis, qui font que “l'autre côté” a toujours tort, voire est dangereux. “Comment peut-on voter pour ce type ? disent les uns et les autres.
Même parmi ceux qui se disent chrétiens, il semble que nous nous soyons éloignés des formules “Heureux les pauvres en esprit” et “Heureux les artisans de paix” et de l'amour de notre prochain comme de nous-mêmes.
Nous devons passer de l'idée que “personne ne peut me dire ce que je dois faire” à un esprit qui consiste à regarder autour de soi pour voir ce que l'on peut faire pour quelqu'un d'autre.