Saison de Pâques
Centre de retraite des Capucins
Par le Père Tom Zelinski, OFM Cap.
Chaque année, à l'approche de Pâques, je me dis que nous en savons beaucoup sur la façon de gérer les problèmes quotidiens, la maladie, les souffrances de toutes sortes. Mais qui d'entre nous peut parler de la résurrection à partir de sa propre expérience ?
Et pourtant, c'est le point culminant de notre marche liturgique tout au long de l'année ecclésiastique, la manière dont nous, chrétiens catholiques, marquons notre voyage de pèlerin. Nous sommes maintenant appelés à célébrer cinquante jours du temps pascal. Ici, “célébrer” ne signifie pas sauter de joie ou organiser des fêtes animées. Bien que l'on puisse choisir de le faire ! Mais nous célébrons en nous laissant ouvrir à la présence du Christ ressuscité.
La clé, je crois, est de regarder ce qui est devant nous et de le laisser révéler le Christ, révéler la vie nouvelle. Le matin de la résurrection, dans la Bible, Marie-Madeleine voit Jésus et pense qu'il est le jardinier. Puis il prononce son nom et la lumière de la reconnaissance s'allume. Que voyons-nous ? Qui voyons-nous ?
Il s'agit pour nous de l'ancienne tâche chrétienne consistant à reconnaître la présence de Dieu cachée dans ce que nous voyons et expérimentons : la personne que nous rencontrons, l'épicier, le médecin ou l'infirmière, le petit enfant, les fleurs de printemps, les oiseaux qui reviennent. La liste pourrait être infinie. Nous regardons ce qui est ordinaire et le laissons devenir étonnant.
C'est le travail de la poésie, de la musique et de toute créativité, y compris la préparation d'un bon repas ! Nous nous laissons surprendre en regardant et en revoyant les choses et les personnes “ordinaires” qui nous entourent. Joyeuses Pâques !