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La parole de Dieu

Dans la première lecture du 15e dimanche de la série A, nous entendons l'image familière de la Parole de Dieu qui est comme la pluie qui tombe sur la terre, la nourrit et fait pousser les choses, atteignant ainsi son but (Isaïe 55,10-11). La Parole de Dieu n'est pas prononcée une seule fois, mais à maintes reprises. La Parole de Dieu “arrose” constamment nos esprits et nos cœurs.

La Parole de Dieu nous a été communiquée tout au long de notre vie, par la Bible, les sermons à l'église, l'enseignement et l'exemple de nos parents, d'autres membres de la famille, d'enseignants, d'entraîneurs et d'autres sources. Tous ces éléments ont eu un effet sur nous et ont contribué à faire de nous ce que nous sommes. Le passage de l'Écriture semble impliquer que la Parole de Dieu donnera des résultats, quoi qu'il arrive.

Cependant, nous pouvons nous aider nous-mêmes si nous nous efforçons davantage d'entendre la parole, de comprendre le message. Dans le climat civil et social actuel, on nous a demandé : “Est-ce que vous écoutez ?”. En tant que société, nous n'avons pas suffisamment écouté ce que certains de nos frères et sœurs ont essayé de nous dire.

De même, dans nos vies personnelles et spirituelles, dans quelle mesure avons-nous écouté le message constant de Dieu ?
l'amour, la grâce, la miséricorde, le pardon, la justice, la guérison ? Il est toujours là, comme une pluie qui tombe constamment.

Émotions

Par le Père Tom Zelinski, OFM Cap.

Il semble que l'état émotionnel du pays soit de plus en plus tendu. Les gens ressentent la pression des semaines de quarantaine, de mise à l'abri, de solitude, de manque de contact humain. Nous entendons parler d'incidents de cris, de bousculades, de comportements plus violents, de personnes qui défendent leur “droit” de ne pas se faire dire ce qu'elles doivent faire.

Nous avons besoin d'exercer davantage ce que certains appellent “l'intelligence émotionnelle”. Suis-je capable de reconnaître le sentiment qui gronde en moi avant qu'il ne se manifeste par un accès de colère ? Suis-je trop enclin à pointer du doigt et à blâmer quelqu'un d'autre pour mes problèmes ? Suis-je, pour reprendre les termes de l'Évangile, réticent à voir la bûche dans mon propre œil ?

Je n'ai pas de réponses ou de solutions à notre état de malaise. Mais nous sommes toujours invités à nous tourner vers la prière, mais une prière qui ne consiste pas simplement à prononcer beaucoup de mots ou à demander des choses. Nous sommes invités à entrer dans le silence, à regarder honnêtement à l'intérieur et à nous voir en présence de Dieu, en admettant que nous sommes “pauvres en esprit”. Comme Jésus nous l'a dit, nous devons être comme des enfants lorsque nous vivons dans le Royaume de Dieu. Nous avons besoin de moments de tranquillité, peut-être associés à une promenade dans le quartier ou dans la nature.

Notre ego peut vouloir tout contrôler, avoir toujours “raison”, réparer ce qui ne va pas. Nous pourrions suivre le conseil de nos amis des Alcooliques Anonymes : admettre notre faiblesse et remettre notre vie à Dieu, “tel que nous le comprenons”.”

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