Frères et sœurs
Centre de retraite des Capucins
Par le Père Tom Zelinski, OFM Cap.
Le contenu ou le thème principal du discours du pape François’ nouvelle encyclique semble être un rappel d'idées issues des Évangiles et de l'esprit de la pensée franciscaine : nous sommes tous frères et sœurs, enfants de Dieu, et les implications de cette réalité. Nous avons déjà entendu ces choses.
Mais le Saint-Père souhaite renforcer ces convictions fondamentales lorsque nous sortirons de la pandémie, quelle qu'elle soit ! Il veut que nous tirions les leçons de notre expérience en cette période de maladie et de souffrance. Dans quelle mesure avons-nous pris soin les uns des autres, partout dans le monde ? Comment n'avons-nous pas pris soin les uns des autres et qu'est-ce qui pourrait être amélioré pour changer cela ?
Il appelle notamment à l'amélioration des systèmes de soins de santé et à l'examen des raisons pour lesquelles, dans certains endroits, tant de personnes sont décédées et n'ont pas reçu les soins nécessaires. Cela dépend toujours en partie des ressources matérielles. Plus les gens sont pauvres, moins ils ont accès aux soins de santé.
Le Saint-Père nous interpelle donc sur notre vision des forces économiques, et remet en question nos modes de capitalisme et de matérialisme. Comment partager les biens de la terre avec tous nos frères et sœurs ? Parallèlement, il parle également de notre souci de la terre elle-même, ce qui n'est pas sans rappeler son autre encyclique, Laudato Sí.
Certaines de ses paroles peuvent déranger les capitalistes purs et durs, les matérialistes et les hommes d'affaires du “libre marché”. François fait écho aux défis lancés par les papes qui l'ont précédé, dont certains sont aujourd'hui qualifiés de “saints”. Les Évangiles et l'esprit franciscain nous invitent à repenser nos priorités capitalistes, matérialistes et individualistes. Nous sommes frères et sœurs les uns des autres et de toute la création.