Par le Père Tom Zelinski, OFM Cap.
Le 17 juillet, nous avons appris le décès de John Lewis, membre du Congrès. Il a consacré toute sa vie d'adulte à la cause des droits civiques. Jeune homme, il a eu le crâne fracassé par une matraque de police lors d'une manifestation pour le droit de vote. Dès lors, il n'a cessé de défendre ce en quoi il croyait : le message simple que tous les êtres humains ont la même valeur et doivent être traités avec respect. Il n'était bien sûr pas le seul à croire en cette idée, mais il a été l'une des grandes voix de ce message aux XXe et XXIe siècles.
M. Lewis a essayé de suivre l'exemple de son mentor, le Dr Martin Luther King, Jr. Le message diffusé était d'être audacieux et ferme, mais aussi non violent. Suivant l'exemple de Mohandas Gandhi, le Dr. King et M. Lewis pensaient que seul un message non violent aurait un effet durable.
M. Lewis était un prophète, peut-être pas au sens religieux du terme, mais en s'exprimant en faveur de la liberté, de la justice et de la paix pour tous. Et si ce sont là les valeurs proclamées, les croyants peuvent facilement y voir la présence de Dieu.
À la fin de sa vie, il s'est rendu dans une maison mère religieuse pour rencontrer deux sœurs qui l'avaient aidé à soigner ses blessures lorsqu'il était jeune homme. Il était heureux de les appeler ses “sœurs”. En effet, repose en paix, John Lewis, un frère pour nous tous.