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Royaume des cieux

Par le Père Tom Zelinski, OFM Cap.

Dans les passages de l'Évangile de la 17e semaine du temps ordinaire, il est souvent question du “Royaume des cieux”. En d'autres lieux et dans d'autres traductions, il sera question du “Royaume de Dieu” ou du “Règne de Dieu”. Tous ces termes renvoient à la même réalité. Mais qu'est-ce qui nous vient à l'esprit lorsque nous entendons parler du “Royaume des cieux” ? Nous pouvons avoir des idées différentes à ce sujet, mais la signification réelle peut être un peu floue. Il ne s'agit pas d'abord d'un lieu où l'on se rend.

Au cours de la 17e semaine, nous avons lu certaines des paraboles du Royaume dans Matthieu 13. En réfléchissant aux paroles de Jésus sur le Royaume, la communauté chrétienne primitive s'est rendu compte qu'il ne l'avait pas décrit en termes précis. C'est pourquoi nous entendons sans cesse que ’le Royaume des cieux est comme“ quelque chose. C'est comme la semence dispersée sur la terre. C'est comme l'ivraie qui pousse au milieu du blé. C'est comme une grande prise de poissons. C'est comme un trésor ou une perle de grand prix. C'est ”comme“ ces choses.

Alors, que devons-nous penser ? Nous pouvons, entre autres, considérer le Royaume des cieux comme un mode de vie ou un état d'esprit. Nous pourrions dire que ceux qui vivent dans le Royaume des Cieux sont ceux qui vivent d'une certaine manière, qui expriment certaines valeurs dans leur vie. En d'autres termes, ils essaient de vivre selon tous les enseignements de Jésus. Ils le font en tant qu'individus et en communauté avec d'autres.

L'Église catholique n'équivaut pas au Royaume des cieux, mais nous espérons que les catholiques participent au Royaume par leur comportement, aux côtés de leurs frères et sœurs d'autres groupes et dénominations.

Ceux qui vivent dans le Royaume des Cieux sont en effet ceux qui écoutent les paroles de Jésus et les suivent par leur vie. Jésus pourrait-il dire à l'un d'entre nous : “Le Royaume des Cieux est comme votre vie” ?”

Bonaventure

Par le Père Tom Zelinski, OFM Cap.

Le 15 juillet, l'Église honore saint Bonaventure, le grand mystique franciscain, théologien et ministre général de l'Ordre franciscain. Il est souvent appelé le “second fondateur” de l'Ordre franciscain pour plusieurs raisons. Il a vécu au XIIIe siècle et a rejoint l'Ordre peu de temps après la mort de saint François.

Il a repris les idées et l'esprit de saint François et leur a donné une forme et une structure théologiques. Son célèbre ouvrage, Le voyage de l'âme en Dieu, décrit un mode de prière et de spiritualité qui intègre l'esprit franciscain. Il s'appuie sur l'appréciation de François de la nature et de toute la création comme reflétant la présence de Dieu en toutes choses.

Il est associé à l'expression vestigia Dei, les “empreintes de Dieu”, que l'on trouve tout autour de nous dans le monde créé.

Bonaventure est également considéré comme le second fondateur, car il a contribué à réconcilier deux factions de l'Ordre, qui étaient en désaccord sur la manière de suivre véritablement l'esprit de François.

On lui a demandé de devenir évêque et il a refusé jusqu'à ce qu'on le persuade de devenir évêque d'Albano et qu'on le nomme cardinal. C'est dans ce contexte que s'inscrit la petite histoire des délégués venus de Rome pour lui remettre son chapeau rouge de cardinal. Il leur demanda d'abord d'attendre dehors et de le suspendre à un arbre pendant qu'il aidait à faire la vaisselle. L'esprit humble d'un grand homme.

Saint Thomas l'Apôtre

Par le Père Tom Zelinski, OFM Cap.

Le 3 juillet, l'Église catholique rend hommage à saint Thomas l'apôtre, souvent appelé “Thomas qui doute”, et donc source de nombreux commentaires à l'égard de ceux d'entre nous qui portent ce nom ! Oui, Thomas s'est débattu dans le doute lorsque les autres disciples ont raconté qu'ils avaient vu le Christ ressuscité. Il exigeait des preuves, sinon il ne croirait pas. L'Évangile nous dit qu'il a vu Jésus la fois suivante, et qu'il a cru. Jésus lui a rappelé que ceux qui n'ont pas vu et qui croient sont bienheureux. Parlait-il de vous et de moi ?

Thomas pourrait être notre patron à tous. Avons-nous parfois des doutes ? Nous posons-nous des questions sur le royaume invisible de Dieu et sur le “ciel” ? Nous demandons-nous ce qui se passe vraiment après la mort physique ? Je lève la main pour rejoindre ce groupe.

L'histoire de Thomas peut nous rappeler que, même lorsque nous doutons, que nous nous interrogeons et que nous nous posons des questions, le Christ ressuscité est là, au-delà du voile de notre vue limitée, prêt à nous recevoir et à nous accepter dans notre questionnement. Nous devons rester ouverts au mystère et ne pas fermer la porte à ce qui pourrait être. Dieu, le Christ, la Trinité nous attendent.

Nous sommes bénis si nous continuons à même vouloir croire sans preuve visible. Nous restons ouverts à ce que Dieu veut nous enseigner.

Jour de l'indépendance

Par le Père Tom Zelinski, OFM Cap.

Une fois de plus, nous célébrons le jour de l'indépendance. Cette journée sera célébrée de toutes sortes de manières, certaines plus sérieuses que d'autres. En apparence, il s'agira d'une journée, d'un week-end, de pique-niques, de grillades, de plages, de golf, de base-ball, de feux d'artifice. Mais la raison de cette célébration reste toujours en arrière-plan : les États-Unis ont déclaré leur indépendance de la Grande-Bretagne et ont mené une guerre pour en faire une réalité. Depuis lors, nos citoyens sont fiers de proclamer notre liberté, notre indépendance. En tant que chrétiens, nous savons que le Christ nous a rendus libres, mais libres pour quoi ? Non pas pour faire ce que bon nous semble, mais pour être libres d'être ce que nous sommes vraiment : des enfants de Dieu, vivant avec la vie du Christ en nous. Il ne s'agit pas d'un individualisme forcené sans égard pour les autres. Nous sommes libres d'être en communion avec la Trinité, et donc avec les autres. Nous sommes libres d'être aimants et compatissants et de faire preuve de justice.

Au cours de l'année écoulée, quelqu'un a dit avec cynisme que le nouvel esprit américain devenait “Personne ne peut me dire ce que je dois faire”. Si c'est ce que signifie le jour de l'indépendance pour quelqu'un, cette personne se dirige vers l'égoïsme et une sorte de narcissisme. Tout tourne autour de moi. Ce n'est pas du tout l'esprit de “Tous pour un, un pour tous”, ni l'esprit de la liberté des enfants de Dieu. Notre liberté n'est pas celle de l'égoïsme, mais celle du partage et du respect de tous nos frères et sœurs. Bonne fête de l'indépendance !

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