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Vivre la résurrection

Par le Père Tom Zelinski, OFM Cap.

Dans le calendrier catholique, nous sommes arrivés à la quatrième semaine de Pâques. Il nous est rappelé que Pâques n'est pas seulement un jour, mais une saison. Nous sommes invités à “célébrer” Pâques et la Résurrection pendant 50 jours, jusqu'à la Pentecôte. Évidemment, nous ne le faisons pas dans le cadre de fêtes animées et tumultueuses, en chantant et en dansant, mais plutôt dans le cadre d'une réflexion tranquille. (Il n'y a rien de mal à organiser des fêtes de la Résurrection animées, si vous en avez envie, mais je n'entends pas beaucoup parler de ce genre de choses !)

Continuer à célébrer la Résurrection peut être un défi, en particulier face au barrage constant de l'actualité. Nous continuons à entendre parler de tant de violence et de haine. On se demande d'où tout cela vient. Pourquoi les gens prennent-ils des armes et tirent-ils sur les autres ? Et nous continuons d'entendre parler d'un nombre assez élevé de cas du virus Covid, en particulier dans le Michigan où je vis.

Et pourtant, au milieu de tout ce que nous vivons, nous devons rester ouverts à la présence du Christ ressuscité. Il est important d'adopter une perspective historique. Au fil des siècles, les chrétiens ont célébré Pâques dans toutes sortes de circonstances, heureuses ou tragiques. C'est à nous de regarder autour de nous et de nous rappeler la vie du Christ dans toutes les choses, comme les choses de la nature, et surtout dans la gentillesse et la bonté de nos frères et sœurs.

Bonnes fêtes de Pâques à tous !

Frères et sœurs

Par le Père Tom Zelinski, OFM Cap.

J'écris ces lignes le lendemain du verdict du procès pour meurtre dans le Minnesota. Il semblait que le pays tout entier regardait. C'est un autre moment où nous sommes tous invités à examiner nos attitudes à l'égard de tous nos frères et sœurs. C'est un moment, une fois de plus, de prise de conscience raciale.

Les catholiques ont été aussi racistes que n'importe qui d'autre dans notre histoire. Il y a des années, certaines institutions catholiques possédaient des esclaves. Certaines écoles et certains séminaires catholiques n'autorisaient pas la fréquentation des personnes afro-américaines. Certaines paroisses catholiques pratiquaient la ségrégation, reléguant les Noirs au fond de l'église, voire dans la tribune du chœur.

Cette histoire ne doit pas nous culpabiliser aujourd'hui, mais nous ne devons pas non plus la nier. Mais face aux événements actuels, nous sommes à nouveau invités à nous examiner, à examiner nos pensées et nos sentiments, à la lumière de Matthieu 25. Voyons-nous vraiment le Christ dans tous nos frères et sœurs de la race humaine ?

Nous n'avons pas besoin de nier quoi que ce soit ou de trouver des excuses. Si nous manquons à cet amour fraternel, nous pouvons nous tourner vers Dieu pour obtenir sa miséricorde et essayer d'emprunter un meilleur chemin.

Saison de Pâques

Par le Père Tom Zelinski, OFM Cap.

Chaque année, à l'approche de Pâques, je me dis que nous en savons beaucoup sur la façon de gérer les problèmes quotidiens, la maladie, les souffrances de toutes sortes. Mais qui d'entre nous peut parler de la résurrection à partir de sa propre expérience ?

Et pourtant, c'est le point culminant de notre marche liturgique tout au long de l'année ecclésiastique, la manière dont nous, chrétiens catholiques, marquons notre voyage de pèlerin. Nous sommes maintenant appelés à célébrer cinquante jours du temps pascal. Ici, “célébrer” ne signifie pas sauter de joie ou organiser des fêtes animées. Bien que l'on puisse choisir de le faire ! Mais nous célébrons en nous laissant ouvrir à la présence du Christ ressuscité.

La clé, je crois, est de regarder ce qui est devant nous et de le laisser révéler le Christ, révéler la vie nouvelle. Le matin de la résurrection, dans la Bible, Marie-Madeleine voit Jésus et pense qu'il est le jardinier. Puis il prononce son nom et la lumière de la reconnaissance s'allume. Que voyons-nous ? Qui voyons-nous ?

Il s'agit pour nous de l'ancienne tâche chrétienne consistant à reconnaître la présence de Dieu cachée dans ce que nous voyons et expérimentons : la personne que nous rencontrons, l'épicier, le médecin ou l'infirmière, le petit enfant, les fleurs de printemps, les oiseaux qui reviennent. La liste pourrait être infinie. Nous regardons ce qui est ordinaire et le laissons devenir étonnant.

C'est le travail de la poésie, de la musique et de toute créativité, y compris la préparation d'un bon repas ! Nous nous laissons surprendre en regardant et en revoyant les choses et les personnes “ordinaires” qui nous entourent. Joyeuses Pâques !

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