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St. Joseph

Par le Père Tom Zelinski, OFM Cap.

L'une des figures centrales de notre célébration de Noël est saint Joseph. Pourtant, dans la Bible, nous ne lisons aucune parole qu'il aurait prononcée. On nous raconte simplement ce qu'il a fait.

On l'appelle un “homme juste”. Une façon de décrire la justice est de dire qu'elle implique des “relations justes”, en donnant à chaque personne ce qui lui est dû. Joseph est qualifié de “juste” en raison de la manière dont il a traité Marie lorsqu'elle était confrontée à la situation déroutante de sa grossesse. Bien sûr, il reçoit l'aide divine par le biais d'un rêve. Il lui dit : “Ne crains pas de prendre chez toi Marie, ta femme”.”

Je ne reçois pas de messages directs dans les rêves ou de la part d'anges et je ne sais donc pas ce que cela a représenté pour Joseph. Mais il a reçu le message et l'a suivi. Il est devenu le protecteur de Marie et de Jésus. Il était probablement aussi un homme pratique, un charpentier, habitué à travailler de ses mains. Donc, juste, pratique, travailleur acharné, père aimant : ce n'est pas une mauvaise personne à connaître.

À partir de quelques lignes de la Bible, une grande tradition de dévotion s'est développée dans l'Église. Aujourd'hui, le pape François a décidé de consacrer l'année à venir à Joseph : un temps pour nous tous de réfléchir à notre expérience. Comment nous y prenons-nous pour rendre la justice, c'est-à-dire pour traiter chaque personne avec respect ? Dans quelle mesure sommes-nous attentifs aux indications subtiles de l'Esprit Saint dans nos prises de décision ?

Comment prenons-nous soin des personnes qui nous sont proches et comment les soutenons-nous ? Saint Joseph, sois notre guide.

L'enfant à l'intérieur

Par le Père Tom Zelinski, OFM Cap.

Dans la chanson saisonnière “laïque” “The Christmas Song”, il est dit : “Je propose donc une phrase simple, aux enfants de un à quatre-vingt-douze...” et il est poursuivi en nous souhaitant un joyeux Noël. Les “enfants de un à quatre-vingt-douze ans” comprennent à peu près tout le monde. Tous les enfants.

Il me semble que ce qui nous touche à Noël fait appel à des sentiments et à des souvenirs qui remontent à l'enfance, là où nous avons appris ce qu'était Noël pour la première fois. Pour les enfants, cela commence par les aspects extérieurs : Les arbres de Noël, les lumières, le Père Noël, les cadeaux, les biscuits, les bonbons. Mais si notre famille était un tant soit peu religieuse, la signification fondamentale de cette journée est rapidement intégrée à l'ensemble du tableau : la naissance du Christ.

Mon sentiment de Noël est en grande partie lié à la musique, à commencer par les chants de Noël classiques. Ma mère jouait du piano et je me souviens encore du livre de chants qu'elle utilisait au piano. J'imagine que je chantais en même temps qu'elle. Mais il y a quelque chose de nostalgique dans la musique de Noël, en particulier la musique religieuse, qui me touche et dont je ne me lasse pas. Je suis sûre que cette nostalgie fait appel à des souvenirs d'enfance, ainsi qu'à des expériences que j'ai vécues depuis.

Je suppose qu'en vieillissant, nous pouvons devenir un peu blasés et avoir tendance à mettre de côté “les choses d'un enfant”. Je vous mets en garde contre cela. Je suggère qu'au moment de Noël, lorsque nous ressentons un vague sentiment de nostalgie, de chaleur, une touche de joie, nous y soyons attentifs et y cédions. Ces pensées et ces sentiments peuvent nous amener à réfléchir davantage à la naissance du Christ dans l'humanité et nous inviter à exprimer les qualités chrétiennes que sont la bonté, la charité, la bonne volonté et une véritable attention aux autres.

Notre monde a grandement besoin de ces expressions à l'égard de tous nos frères et sœurs. Elles sont enfantines, mais aussi matures dans le meilleur sens du terme.

Dimanche de Gaudete

Par le Père Tom Zelinski, OFM Cap.

Le 13 décembre est le troisième dimanche de l'Avent. La saison passe vite. Après toutes ces années, je ne devrais pas être surpris. Ce n'est pas une longue saison, puisqu'elle ne dure que 26 jours cette année. Elle est plus ou moins longue selon le jour de la semaine qui précède le jour de Noël.

Mais la brièveté de la saison est toujours un appel à revenir au moment présent, à ce jour (quel qu'il soit) pour remarquer l'Avent de Dieu, de Jésus-Christ, en ce moment. Nous croyons que Dieu est toujours présent. Nous n'y sommes pas toujours attentifs, surtout lorsque nous sommes distraits par nos problèmes, ou peut-être par nos bons moments !

Traditionnellement, c'est le dimanche “Gaudete”, du mot latin qui ouvre la liturgie : “Réjouissez-vous”. Quelques-uns d'entre nous discutaient récemment de la manière dont saint Paul et d'autres nous disent de nous réjouir. Nous n'avons pas toujours sentir comme la réjouissance. Pourtant, la tradition et la spiritualité chrétiennes nous invitent à aller au-delà de nos sentiments négatifs pour trouver un moyen de nous réjouir de la présence de Dieu. Il ne s'agit peut-être pas de danser ou de “sauter de joie”, mais d'un sentiment tranquille de confiance et d'espérance en Dieu.

Cela fait donc partie de l'appel de l'Avent. Rechercher la présence de Dieu à tout moment. Après 75 ans sur terre, j'ai encore besoin de rappels et d'encouragements. Et vous ? Gaudete.

Réjouissez-vous.

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