Par le Père Tom Zelinski, OFM Cap.
Au cours de la semaine dernière, le calendrier franciscain nous a offert deux jours de fête caractérisés par des phénomènes inhabituels, des “signes et des prodiges”. Le 17 septembre, nous avons célébré la fête des stigmates de saint François d'Assise, qui honore le fait qu'il ait reçu les plaies du Christ dans les mains, les pieds et le côté. Le lendemain, nous avons célébré la fête de saint Joseph de Cupertino, qui était connu pour “léviter” en priant. En d'autres termes, pendant la prière, il commençait à se soulever du sol.
La tradition catholique a toujours fait une place aux miracles et autres événements inhabituels, considérés comme des rappels de la présence et de la réalité de Dieu. Nous avons encore recours aux miracles dans le processus de canonisation des saints. Les gens attendent le rapport d'un miracle approuvé qui permettra au bienheureux Solanus Casey d'être déclaré saint.
Il est normal que l'homme ordinaire prenne note de ces choses et s'en étonne. Mais il y a un danger à mettre trop l'accent sur ces “signes et merveilles” et à penser que c'est cela la vraie sainteté. Nous avons toujours besoin d'être rappelés à la vertu fondamentale et d'écouter saint Paul nous dire que nous pouvons faire toutes sortes de choses “religieuses”, mais que si nous les faisons sans amour, elles ne valent pas grand-chose.
Les signes étonnants liés aux saints peuvent être considérés comme une sorte de “sceau d'approbation” pour une vie bien vécue dans la prière, la charité et la compassion. Et c'est toujours la leçon à tirer pour nous-mêmes. Nous ne devons pas rechercher des signes étonnants et des prodiges, mais nous devons faire les petites choses de notre vie avec amour. Tout ce qui va au-delà est l'affaire de Dieu. Et nous pouvons toujours prêter attention aux miracles ordinaires qui nous entourent : les colibris, les nouveaux bébés, la gentillesse des amis.