Par le Père Tom Zelinksi, OFM Capucin
Ces jours-ci, des nouvelles tristes et inquiétantes nous parviennent. Nous entendons parler d'actions douteuses de la part d'un officier de police, un homme meurt, des personnes en colère répondent par des actions violentes. C'est une scène qui se répète trop souvent. Que pouvons-nous penser de tout cela ?
Je n'ai jamais été officier de police. Je ne connais pas le fardeau et la peur que représente cette fonction. C'est souvent un travail ingrat. Pourtant, nous avons besoin de la police pour maintenir l'ordre dans notre société. Mais je n'ai pas non plus marché dans les chaussures de mes frères et sœurs afro-américains. Je n'ai pas connu leur expérience intérieure d'être jugés ou craints simplement à cause de la couleur de leur peau. Je n'ai pas ressenti ce qu'ils vivent lorsqu'ils sont arrêtés par la police. On dit souvent que certains sont arrêtés parce qu'ils “conduisaient en étant noirs”.”
Tous ces événements troublants restent l'héritage de notre histoire de l'esclavage. Les Blancs ont fait venir des esclaves d'Afrique et leur ont ensuite reproché d'être ce qu'ils étaient : sans doute l'aiguillon d'une mauvaise conscience. Nous appelons cette histoire le péché de racisme.
Que doit faire chacun d'entre nous ? Comme pour tant d'autres choses, on peut commencer par regarder à l'intérieur de soi. Que me dit ma conscience sur mes propres pensées et sentiments ? Comment réagis-je à la vue d'une personne qui me semble différente ? Comment pourrais-je être amené à juger à tort les gens simplement en fonction de leur apparence ? Dans quelle mesure est-ce que je vis le message de Matthieu 25, où Jésus nous dit que ce que nous faisons pour un frère ou une sœur, nous le faisons pour lui ?